La dépression majeure se caractérise par une tristesse persistante, une perte d'intérêt pour les activités habituelles, des troubles du sommeil et de l'appétit, ainsi qu'une fatigue intense durant au moins deux semaines consécutives. Ce trouble de l'humeur affecte significativement le fonctionnement social, professionnel et personnel du patient.
Plusieurs formes de dépression existent, notamment la dépression saisonnière qui survient généralement en automne et hiver, et le trouble bipolaire caractérisé par l'alternance d'épisodes dépressifs et maniaques. Chaque type nécessite une approche thérapeutique adaptée selon sa spécificité clinique.
Le traitement médicamenteux comprend plusieurs classes d'antidépresseurs :
Ces médicaments agissent en régulant les neurotransmetteurs cérébraux responsables de l'humeur. Un suivi médical régulier est indispensable pour ajuster la posologie et surveiller l'efficacité du traitement. Les effets secondaires courants incluent nausées, somnolence, troubles digestifs et variations pondérales, nécessitant une surveillance attentive durant les premières semaines de traitement.
Les troubles anxieux regroupent diverses pathologies impactant considérablement la qualité de vie. L'anxiété généralisée se manifeste par des inquiétudes excessives et persistantes, tandis que les phobies spécifiques provoquent des peurs irrationnelles face à des situations particulières. Le trouble panique se caractérise par des crises soudaines d'angoisse intense accompagnées de symptômes physiques.
Ces troubles perturbent significativement les activités professionnelles, sociales et familiales. Les patients évitent souvent certaines situations, limitant leur autonomie et leur épanouissement personnel. L'absentéisme professionnel et l'isolement social constituent des conséquences fréquentes nécessitant une prise en charge adaptée.
Les traitements médicamenteux comprennent :
Les benzodiazépines présentent un risque de dépendance et doivent être utilisées sur de courtes périodes sous strict contrôle médical. L'arrêt progressif est essentiel pour éviter un syndrome de sevrage. Les thérapies cognitivo-comportementales, la relaxation et les techniques de gestion du stress constituent des approches complémentaires efficaces pour un traitement global optimal.
Les troubles du sommeil en France touchent environ 30% de la population et se divisent en plusieurs catégories principales. L'insomnie, caractérisée par des difficultés d'endormissement ou de maintien du sommeil, représente le trouble le plus fréquent. L'hypersomnie se manifeste par une somnolence excessive diurne, tandis que les troubles du rythme circadien perturbent l'horloge biologique naturelle, souvent observés chez les travailleurs de nuit ou lors de décalages horaires.
Les principales causes des troubles du sommeil incluent le stress chronique, l'anxiété et la dépression. Les facteurs environnementaux tels que le bruit, la lumière excessive, la température inadéquate de la chambre ou l'utilisation d'écrans avant le coucher contribuent également aux perturbations du sommeil.
En pharmacie française, plusieurs options thérapeutiques sont proposées sous prescription médicale. Les hypnotiques incluent le zolpidem (Stilnox), la zopiclone (Imovane) et certaines benzodiazépines hypnotiques comme le témazépam. La mélatonine, disponible en vente libre à faible dose ou sur ordonnance à dose thérapeutique, joue un rôle crucial dans la régulation naturelle des cycles veille-sommeil.
Les règles d'hygiène du sommeil constituent la base du traitement :
Le traitement médicamenteux doit respecter une durée limitée (généralement 4 semaines maximum) et nécessite un sevrage progressif pour éviter l'accoutumance et les effets rebonds.
Le TDAH se manifeste différemment selon l'âge. Chez l'enfant, on observe une inattention soutenue, une hyperactivité motrice et une impulsivité marquée affectant les performances scolaires et les relations sociales. Chez l'adulte, les symptômes évoluent vers des difficultés de concentration au travail, une désorganisation chronique et une instabilité émotionnelle.
Le diagnostic nécessite une évaluation neuropsychologique approfondie réalisée par un spécialiste. Cette démarche permet d'écarter d'autres troubles pouvant présenter des symptômes similaires, comme l'anxiété, la dépression ou les troubles d'apprentissage spécifiques.
Les stimulants constituent le traitement de première ligne :
Les non-stimulants comme l'atomoxétine (Strattera) et la guanfacine représentent des alternatives pour les patients ne tolérant pas les stimulants ou présentant des contre-indications.
Le traitement du TDAH exige une surveillance médicale stricte incluant le contrôle de la croissance chez l'enfant, la surveillance cardiovasculaire et l'évaluation régulière de l'efficacité. Les approches comportementales et éducatives, incluant la thérapie cognitivo-comportementale et l'aménagement scolaire, complètent efficacement le traitement pharmacologique pour optimiser la prise en charge globale du patient.
Les troubles psychotiques représentent un groupe de pathologies mentales complexes caractérisées par une altération du contact avec la réalité. La schizophrénie, trouble le plus représentatif de cette catégorie, se manifeste par des symptômes positifs (hallucinations, délires, troubles de la pensée) et des symptômes négatifs (retrait social, anhédonie, émoussement affectif).
Au-delà de la schizophrénie, d'autres troubles psychotiques nécessitent une prise en charge spécialisée, notamment le trouble délirant persistant et le trouble schizo-affectif, qui associe symptômes psychotiques et troubles de l'humeur.
La prise en charge pharmacologique repose sur les antipsychotiques, divisés en deux générations :
La gestion des effets secondaires neurologiques, notamment les dyskinésies et les symptômes extrapyramidaux, constitue un enjeu majeur. L'observance thérapeutique reste fondamentale pour prévenir les rechutes et maintenir la stabilité clinique du patient.
Les troubles cognitifs et démences représentent un défi majeur de santé publique, affectant progressivement les fonctions intellectuelles et l'autonomie des patients. Ces pathologies neurodégénératives évoluent selon différents stades, depuis les premiers signes de déclin cognitif jusqu'à la perte d'autonomie complète.
Plusieurs formes de démences sont identifiées :
Le traitement médicamenteux comprend les inhibiteurs de l'acétylcholinestérase (donépézil, rivastigmine, galantamine) pour les stades légers à modérés, et la mémantine pour les stades modérés à sévères. Ces traitements visent à ralentir la progression des symptômes.
Une prise en charge globale intégrant le support familial, l'accompagnement social et les mesures de prévention cognitive demeure essentielle pour optimiser la qualité de vie des patients et de leurs proches.